Bonjour
samedi 26 décembre 2020
Pour ne pas digérer idiot
mardi 1 décembre 2020
Bilan géopolitique de l'année olympique 2016
Proposée par JP, une conférence d'un spécialiste de l'olympisme.
C'est un peu long mais j'ai trouvé passionnant.
Ch
dimanche 29 novembre 2020
Du libéralisme autoritaire
vendredi 25 septembre 2020
mercredi 2 septembre 2020
Madame Chiang Kai-shek texte de JPA
Lectures estivales 2, août 2020
Philippe Paquet : Madame Chiang Kai-shek, un siècle d’histoire de la Chine, Paris, Gallimard, 2010, 775 p.
Mes lectures préférées : les essais scientifiques et philosophiques…mais aussi les biographies, ces histoires qui ouvrent à la diversité et à la complexité des vies. Lectures et écritures depuis mon petit bureau de Lacanau, porte ouverte vers l’ouest, où, toujours le murmure de l’océan se mêle aux chants des cigales. Des étés sans fin, depuis des décennies passées ici à partager « le sentiment océanique », expression/débat dans les échanges épistolaires entre Sigmund Freud et Romain Rolland, confrontation respectueuse autour d’un débat où il est question, au-delà de l’impensé et de l’inconscient, d’unité cosmique...
Mais revenons à Madame Chiang ! Une vie hors du commun, c’est banal de le dire, qui permet de souligner les interférences culturelles et politiques qui marquent l’histoire trop peu connue du pays le plus peuplé du monde. Née Mayling Soon en 1898 à Shanghai et morte à 105 ans à New York, celle qui fut la première dame de la Chine républicaine joua un rôle essentiel dans l’histoire de ce pays. Philippe Paquet, sinologue à l’Université libre de Bruxelles, nous raconte en 7 chapitres et 775 pages, cette histoire d’une chinoise pas tout à fait comme les autres. Après une enfance à Shanghai, dans une famille dont le père après avoir beaucoup voyagé, rencontré des missionnaires américains (ils étaient 200 en 1870 en Chine ), s’enrichit en vendant des bibles version chinois courant tout en étant révolutionnaire/républicain à sa manière. Bref, la voilà déjà dans une « bonbonnière » chinoise matinée de judéo-christianisme… Mais les révoltes grondent dans cette Chine multiple et surtout dans les villes de la côte où les étrangers et les convertis sont malmenés. Le père envoit les trois sœurs Soon aux Etats-unis, à Macon, petite ville de Géorgie. Mayling, va passer 10 ans de 1907 à 1917 aux USA, école, collège et université ; le biographe résume : « elle s’était imprégnée, adolescente, de la sophistication de la Nouvelle-Angleterre, observant au plus prés les gigantesques inégalités générées par le capitalisme ; admirant l’esprit d’entreprise et la société d’abondance, l’émancipation féminine et la philanthropie des plus riches.. ». Quel tableau !
Retour à Shanghai, c’est un peu une américaine qui revient ; vie facile, mondaine. A la mort de son père, une fortune à gérer, mais on s’occupe : un peu de piano, quelques œuvres charitables, un petit travail à la commission de censure cinématographique… Mais çà bouge en Chine, le PC chinois est créé en 1921, le Kuomintang, parti nationaliste résiste au gouvernement pro-japonais de Pékin et Sun Yat-sen, chinois christianisé de Macao, élevé à Honolulu et qui a épousé une sœur de Mayling (quelle famille!) prend du grade …
Nouvelle séquence pour Mayling entre 20 et 23 ans : se marier ou pas ? Quelques flirts, mais Chiang pointe son nez, ne pas oublier qu’il est engagé en politique avec Sun Yat-sen et que la famille Soon a toujours des ressources financières. Mais, problème, il a été marié, a toujours deux concubines, n’est pas converti : cela fait désordre. La mère dévote de Mailing impose sa conversion et voilà un mariage alliance au cœur de l’histoire de la Chine. Tout va très vite, elle apprend l’anglais à son mari, s’occupe de son secrétariat. Après la mort de Sun, Chiang est nommé à la tête du gouvernement national le 10 octobre 1928, elle a 30 ans et, après sa sœur, elle devient première dame de Chine. Mais de quelle Chine parle-t-on ? Les Japonais ont des visées que va concrétiser l’incident de Moukden en octobre 1931. L’Europe, les États-Unis et l’URSS observent… Les raids nippons débutent vraiment en 1938 et surtout en mai 1939 : bombardements massifs pour démoraliser les populations des villes ; le Généralissime Chiang et sa femme sillonnent le pays en avion, en voiture, en sampan pour affirmer qu’un parti nationaliste chinois est toujours là ! Il faut aussi chercher des alliances internationales, et hop, voyage aux Indes du couple. Le 18 février 1942 rencontre avec Ghandi, le Mahatma de la révolte contre le colonisateur britannique, mais aussi un général désigné par Roosevelt pour dire à Chiang que son pays est bien traité en puissance alliée. Et puis en novembre, Mayling part à New York, 25 ans après l’avoir quitté. Un discours devant le Congrès américain qui séduit, et pour certains éditorialistes,favorise l’abrogation des « Exclusion Acts » qui interdisaient l’immigration des ressortissants chinois et leur accès à la citoyenneté depuis la fin du XIXe siècle. En juin 1943, retour en Chine après un passage au Brésil. Puis d’autres voyages, une conférence au Caire, en Égypte. Les représentants Américains et Anglais, Roosevelt et Churchill sont là et finissent par déclarer : « tous les territoires volés aux Chinois, tels que la Mandchourie, Formose et les Pescadores, devront être rendus à la république de Chine ».
Mais cette Chine qui vient d’être élevée au rang de grande puissance est un pays chaotique, ravagé par l’inflation, saignée par les famines et disposant d’une armée bien mal équipée. Cette Chine de Chiang et de Mayling est surtout obsédée par la menace communiste et les troupes du PCC retranchées dans le Nord-Ouest du pays.
Encore des voyages, en 1944 et 1945 aux USA, Mayling rencontre Truman puis, retour en Chine elle rencontre Mao : comment réconcilier les adversaires ? Un front uni est-il possible ? Mais chacun veut la Chine pour lui tout seul et il faudra en découdre militairement. Une longue marche et Mao l’emporte.
Les Chiang et les restes de l’armée nationaliste se replient à Formose : deux Chines sont face à face. L’ONU choisit son camp, c’est la petite Formose qui demeure un des cinq grands et jouit d’un droit de veto au Conseil de sécurité ; voilà Mayling, « reine de Formose » ! Et encore et toujours des voyages, des discours, l’aide des États-Unis, une économie florissante, mais une vie politique cadenassée . Réélu pour un cinquième et dernier mandat présidentiel le 21 mars 1972, le Généralissime avait délégué de plus en plus de pouvoir à son fils, mais le 21 juillet il est victime d’une crise cardiaque : coma mais résurrection en janvier 1973 jusqu’au 5 avril 1975. Commence alors une autre histoire pour Taïwan, fini le rêve des nationalistes de reconquérir un jour le continent et pour Mayling, c’est le retour prochain aux États-Unis où elle s’éteint en 2003 à New York.
Et voilà, un résumé factuel et bien loin de la complexité d’une histoire ! Histoire indissociable d’une géopolitique encore plus complexe ! Et pourquoi pas deux idées pour conclure. La première est que l’histoire de Madame Chiang fut déterminante dans la relation que la République de Chine tissa avec les Etats-Unis : elle connut personnellement cinq présidents américains de Roosevelt à Nixon et c’est parce qu ‘elle était autant américaine que chinoise qu’elle réussit à conquérir l’opinion aux États-Unis ; elle était devenue le symbole de cette Chine que l’Amérique rêvait de façonner : une Chine chrétienne, capitaliste et démocratique, mais c’est une autre Chine athée, communiste et totalitaire qui l’a emporté. La seconde idée est que les Taïwanais échappèrent à quelques tourments que subirent leurs compatriotes du continent, les tragédies du Grand bond en avant et de la Révolution culturelle...même si la « Chine libre » ne fut ni véritablement Chine, ni véritablement libre !
Vous l’aurez compris, j’ai choisi dans ce résumé l’approche géopolitique et laissé de côté bien de aspects de la vie intime de Mayling, ses lectures, ses amies et amis, ses croyances, sa religiosité en insistant un peu trop sur ses voyages et ses relations diplomatiques, mais la biographie en dit beaucoup sur cette « persona » étonnante.
J.P.A., le 22 août 2020
mardi 1 septembre 2020
Pierre Arras T X T et Fairouz
Bonjour à tous.
Un petit texte depuis Arras. Temps plutôt frais et pluvieux. Beaucoup plus dans la normale que ce printemps pendant le confinement. Et une petite photo du beffroi pour la visite touristique :
Je reviens sur Trinh Xuan Thuan. Il aurait écrit un livre sur des correspondances entre les découvertes scientifiques et l’enseignement de la philosophie (religion ?) orientale que je pourrais croire qu’il n’y pas dans son propos de tentatives de mettre sur un même plan les deux démarches. Mais quand il se trouve qu’il produit des publications nombreuses et régulières sur le même sujet, on peut s’interroger sur les motivations profondes (voire inconscientes). Ne jamais oublier qu’il y a toujours chez un homme de foi un prosélyte qui sommeille.
Passons au plan épistémologique. Une démarche rigoureusement scientifique se doit de produire des théories qui soient prédictives et réfutables par l’expérience ce qui implique que celle-ci soit reproductive. A partir de là, il se dégage bien sûr une hiérarchie à entre les différentes sciences ou qui se prétendent comme telles. Une bonne partie de la physique satisfait à ces exigences.
Evidemment dans les sciences humaines, c’est plus difficile. On ne peut pas refaire l’histoire, on ne peut pas reproduire une crise économique, on ne peut pas refaire une éducation. Alors on utilise d’autres méthodes qui nécessitent tout autant de rigueur.
Ceci dit en l’astrophysique, non je dirais en cosmologie, on ne peut pas non plus refaire le « Big bang ». En physique on se trouve parfois confronté aux mêmes problèmes.
La hiérarchie se trouve plutôt dans la validité des résultats obtenus. Plus sûrs, plus définitifs dans un cas, que dans l’autre. Etant entendu que la seule connaissance qui soit totalement certaine c’est qu’une affirmation est fausse. Exemple : « Les espèces vivantes sont fixes », « le soleil tourne autour de la terre » (étant entendu que l’affirmation « la terre tourne autour du soleil » est aussi fausse).
Je passe à autre chose et ne veut pas oublier de vous parler du Liban où, miracle ( 😊) ! on entent le terme « laïc » et donc de Fairouz dont je vous envoie un lien Youtube de sa chanson
Bahebek Ya Lebnan (Je t’aime Ô Liban
https://www.youtube.com/watch?v=PjKKz2v_12Q
Dont voici les paroles (approximative)
Je t'aime, ô mon Liban
Ô ma patrie, je t'aime,
Par le nord, par le sud,
Par les plaines, je t'aime.
Vous demandez, ce qui m'arrive,
Ce qui ne m'arrive pas ?
Je t'aime, ô mon Liban, ô ma patrie,
Auprès de toi,
Je resterai même si nombreux s’exileront,
Souffrir et endurer
Ô ces douces les souffrances.
Et si toi, mon préféré, tu venais à me lâcher,
Le monde ne serait plus que mensonge !
Même dans votre folie je t'aime, parce que votre amour nous recueille ensemble,
Quand nous sommes dispersés et un grain de votre sol égale les trésors du Monde.
Dans ta faiblesse, je t'aime,
Dans ta splendeur, je t'aime,
J’ai mon cœur dans la main,
Ne me laisse pas tomber !
Une seule soirée devant ta porte,
M’est plus précieuse qu’une année en exil !
Je t'aime, ô mon Liban, ô ma patrie.
Ils m’ont demandé ce qui se passe dans le pays des fêtes,
Devenu feu et bombardement,
Je leur ai répondu que mon pays était en train de renaître :
Le Liban digne au peuple battant !
Comment ne pas t'aimer ?
Dans tous tes états, je t'aime,
Et si de toi nous nous séparons,
Nous nous réunissons, mon amour,
Même quand tu deviens fou, et un seul grain de ton sable vaut le monde entier !
Je t'aime, ô mon Liban, ô ma patrie.
Astex le 1 septembre 2020
Ça pourrait être pire, on pourrait ne pas être à la retraite.
dimanche 23 août 2020
Texte de Jean-Pierre
C’est parti ! Notre blog, notreG10.com, merci Pierre d’y réagir. Mais pourquoi pas d’autres ?
Peut-être éviter les polémiques ou les duels, chacun est libre de lire, de penser, d’exprimer ce qu’il souhaite ou de rester silencieux.
Les paroles sont souvent un masque (Nietzche!) et comment voir le sucre fondu dans l’eau. J’aime bien la métaphore de Deleuze : « l’arbre et la racine ne peuvent plus rendre compte de la complexité du monde, le rhizome, au contraire, par la diversité de ses formes ne cesse de s’effectuer en mille plateaux et non en branche d’un tronc unique… ».
Pourquoi dans cette profusion du G10 ne pas partager, pour ceux qui le désirent, quelques lectures, pensées, réflexions sur des sujets choisis ?
- Lucien me disait qu’il nous ferait volontiers partager des idées sur un film (et peut-être le voir à son ciné-club de Libourne)
- Nita d’un roman à l’autre…
- Pierre des sciences « sérieuses » ...
- Sylvie d’un poème à l’autre...
- Pour moi, c’est plutôt les essais ou les biographies...
- Qui pour la peinture ?
- Qui pour la nature, les plantes, les fleurs, les oiseaux ?
- Qui pour le monde et la politique !
And so and so, affaire à suivre, mais l’idée est lancée !
En évitant les jeux à somme nulle (il faut un gagnant et un perdant) et en préférant les jeux à somme non nulle (chacun peut y gagner), le texte de Pierre questionne, comme la lecture de Trinh peut questionner.
- n’y at-il pas dans ce texte un petit procès d’intention vis-à-vis de Trinh ? Est-t-on si sûr que Trinh cherche vraiment à semer la confusion, à instiller des idées, à ajouter une petite dose de mysticisme pour vendre ses livres ?
- n’y a-t-il pas l’affirmation d’une hiérarchie plaçant les sciences physiques au premier plan ? Mais quid des Sciences humaines et sociales (les SHS) ?
J.P. le 23 août 2020
mardi 18 août 2020
Pierre et Trinh Xuan Thuan
Sciences et mysticismes (hum)
Il faut bien que j’écrive quelques mots à propos du livre de Trinh Xuan Thuan que nous présente Jean-Pierre qui n’aurait sans doute pas compris que je ne réagisse pas. 😊
En fait je m’étais déjà confronté à ce genre de littérature dans les années soixante-dix avec Le Tao de la physique d’un certain Fritjof Capra. Et je m’étais bien juré qu’on ne m’y reprendra plus. Depuis j’ai soigneusement évité de trouver sur ma table le moindre livre de Trinh Xuan Thuan si ce n’est quelque interview ou articles dans les revues spécialisés. Et pourtant l’individu est prolixe et on ne compte plus ses succès d’édition. Une petite dose de mysticisme, particulièrement oriental, est toujours susceptible d’attirer le lecteur plus facilement que la sécheresse d’un exposé scientifique « pur sucre ». Mais malgré la précaution habilement prise (« mais attention, il ne s’agit pas de mêler les deux approches — découvertes scientifiques et philosophies orientales — elles sont hermétiques ») toutes ces mises en « parallèles » ne visent qu’à semer la confusion et à instiller l’idée que toutes ces découvertes scientifiques existaient déjà dans les philosophies, religions, cultures précédent la connaissance scientifique. Quant à dire « Logos et mythos, science et spiritualité sont deux voies parallèles, même si l’une et l’autre se fondent sur une quête de la vérité dont les critères sont l’authenticité et la rigueur ». Comment peut-on mettre au même niveau deux démarches dont l’une est fondée sur la possibilité de son autocritique et de sa « réfutabilité » alors que l’autre ne peut être que spéculative ou/et du domaine de la foi.
Je voudrais m’attarder sur une petite phrase qui me semble représentative de la pernicieuse ambiguïté qui peut exister dans de telles affirmations : « l’homme se situe entre deux infinis, l’infiniment petit et l’infiniment grand ». Quelle évidence n’est-ce pas. Quelle banalité. Que non ! cette petite phrase a un but bien précis c’est de recentrer l’univers sur l’Homme. C’est que la place de l’Homme dans l’univers n’a cessé de se perdre depuis que la science existe pour n’être qu’un petit être sur une petite planète dans un petit système solaire (je râle d’entendre dire que la terre tourne autour du soleil) faisant partie d’une petite galaxie etc…Détaillons un peu maintenant, « l’infiniment petit » et non, il n’y a pas d’infiniment petit. La petitesse est limité par la longueur de Planck: 1,62 x 10-35 mètre. C’est pas beaucoup d’accord. Et même chose pour l’infiniment grand, l’univers à une taille. Pour l’instant disons 10 27 m. Nous c’est 10 0 m. En réfléchissant nous sommes plutôt du côté de l’infiniment grand. On peut être fier. En fait une valeur médiane (moyenne est trop précis) serait plutôt autour de 10-4,5 m qui est une dimension qui ne correspond pas à grand-chose, trop grande pour les virus et les bactéries, mais ça peut fonctionner pour une cellule d’un être vivant (chic, on va pouvoir spéculer là-dessus). Mais comme l’univers est en expansion nous aurons tendance à nous éloigner de l’infiniment grand pour nous rapprocher de l’infiniment petit. Mais bon il y aura belle lurette que notre planète aura été absorbée par notre beau soleil avant que ce soit significatif. Bon je rigole bien entendu, mais c’est ce qui se passe quand on veut faire dire aux nombres plus qu’ils ne peuvent hors de leur contexte scientifique.
Par ailleurs, je recommande à ceux qui veulent avoir un tour d’horizon sérieux sur le vide de lire le numéro juillet-août de La Recherche centré sur ce sujet. On y parle également de méditation. Si si, on peut avoir une certaine ouverture d’esprit. Et puisque nous en sommes aux lectures de l’été, je recommande La renaissance du temps de Lee Smolin et L’ordre du temps de Carlo Rovelli deux physicien qui ont travaillé ensemble sur « la gravité quantique à boucles » et qui aboutissent curieusement à des positions différentes voire apposées sur le temps. A lire et relire et rerelire si on veut en assimiler quelques parcelles. Ensuite on peut faire deux courants à l’intérieur du G10 pour pouvoir polémiquer. 😊
Pas besoin de nombres, ni de raisonnements compliqués pour gouter la vie et l’accueil à la « La Sarrazine ». Simplicité, calme, sérénité peut-être. Il m’arrive d’utiliser le mot « Zen ». Je ne connais rien bien sûr à cette philosophie mais bon, quelques images prise au Crotoy en baie de Somme qui peuvent y faire penser.
Bonjour à tous.
vendredi 14 août 2020
Nita conseille Anne-Marie GARAT
Bienvenue aux échanges de livres entre amis du G10 !
Lectures estivales. « Pense à demain », d’Anne-Marie GARAT
C’est Christiane qui me parle d’un roman qu’elle vient de lire écrit par une « normalienne », comme elle le fut, en ces temps lointains de formation d’enseignants. Et qui me le propose car,dans ce roman, tout baigne dans ce Médoc que nous fréquentons : l’océan, les pins, les dunes, le sable, les villages...Vite lu, cette « Nuit Atlantique » de trois cents pages, malgré quelques réticences devant la longueur des phrases, mais que le récit fait à la première personne m’accroche tout de suite.
Et quel autre texte ? La bibliothèque voisine m’en propose un où je me plonge, plus à l’aise volets clos que dans la fournaise d’août sous Covid 19 .
« Pense à demain », d’Anne-Marie GARAT, se présente comme un roman écrit sur cinq années et paru en 2010.
Il met en scène deux familles aux nombreux ascendants et descendants, augmentés de personnages rattachés, tous pris dans les évènements du XXème siècle, particulièrement ceux de la Deuxième guerre mondiale et de Mai 68. Avec eux, je traverse le siècle dernier, dans l’espace et dans le temps, au pas de charge.
Un arbre généalogique, ou ce qui lui ressemble, présente les relations entre les personnages, que j’ai pu confronter à un génosociogramme de ma composition devenu nécessaire au fil des pages...Peut-être aurais-je pu avancer plus vite dans ma lecture si j’avais pris le temps de feuilleter les dernières pages...Mais est-ce bien utile ? Faire soi-même ce travail de repérage permet de reprendre son souffle dans ce long voyage de 613 pages écrit menu en plus !
Des références historiques précises justifient les cinq années de recherches et d’écriture, de classement et reclassement pour adapter en 25 chapitres une chronologie resserrée dans le roman sur trois mois, de l’année 1963 selon l’auteure.Suivies d’un épilogue de 11 pages qui ont pu satisfaire une grande partie de ma curiosité.
Les thèmes sont nombreux, dont celui de la spoliation d’oeuvres d’art confisquées à des Juifs emmenés dans des camps.Mais pas seulement. Photographes, libraire, politiciens, notables et urbanistes, banquiers ; morales bourgeoises et jeunesses confrontées aux changements de société.
Anne-Marie GARAT nous fait le cadeau de ses réflexions personnelles surgies d’une large culture dans un style personnel où jamais on ne se perd malgré le souffle qui traverse ses phrases et nous entraîne au large de nous-mêmes.
Enfin, les dernières pages consacrées à un épilogue qui tient davantage du récit que du roman proprement dit, invite à réfléchir sur notre monde actuel et nous propose de visiter le cadre naturel du roman devenu en 2010 Le Centre d’Etudes Agronomiques du Mesnil, agrandi d’une ferme de 40 hectares et d’un petit restaurant propres à une visite dominicale.
Remarque : ce roman est le troisième d’une trilogie que l’auteure nous convie à lire : « Dans la main du diable » et « L’Enfant des Ténèbres » que j’irai demander à la bibliothèque voisine.
Nita, le 13 août 2020
mercredi 12 août 2020
Trinh Xuan Thuan
Lectures estivales, août 2020
Trinh Xuan Thuan : La plénitude du vide, Paris, Albin Michel, 2016, 341p.
L’été, sous les pins de Lacanau où le murmure de l’océan se mêle au chant des cigales, les heures passent doucement ; le soleil brille, le ciel, souvent bleu le jour et étoilé la nuit, nous invitent aux voyages et aux pensées multiples. Toute sorte de livres nous accompagnent aussi, divertissement, distraction, mais il y a aussi du lourd, du sérieux, du profond. Et hop, voilà Trinh Xuan Thuan, un astrophysicien de l’Université de Virginie, né à Hanoï en 1948, découvreur de la plus jeune galaxie connue de l’univers qui s’invite à la table des lectures. Le livre nous a été prêté par Henri, et Catherine, à qui j’en parlai, m’a dit, pourquoi pas un résumé ? Chiche ? 341 pages réduites à 2 pages, voilà un petit défi sympathique.
Trinh Xuan Thuan, un sacré personnage qui publie, années après années, des ouvrages de vulgarisation scientifique. Sa marque de fabrique est de présenter les découvertes scientifiques tout en interrogeant les philosophies orientales, mais attention, il ne s’agit pas de mêler les deux approches, elles sont hermétiques. Logos et mythos, science et spiritualité sont deux voies parallèles, même si l’une et l’autre se fondent sur une quête de la vérité dont les critères sont l’authenticité et la rigueur. Il considère que la manière d’appréhender le réel par ces deux approches peut déboucher sur une harmonieuse complémentarité et le Tao, nous en parlerons plus loin, pointe déjà son nez !
Pour en revenir à « La plénitude du vide », Trinh nous rappelle que l’homme se situe entre deux infinis, l’infiniment petit et l’infiniment grand, mais que chaque fois il rencontre le vide ! En six chapitres il nous accompagne dans ce voyage inédit. Mais quel voyage, il faut s’accrocher ! Quelques réflexions sur le vide et le néant dans un premier chapitre, puis place aux mathématiques où le vide prend la forme du chiffre zéro ; c’est le « génie » indien qui lui confère enfin le statut de nombre à part entière, mais il a fallu attendre que les chiffres « arabes » l’imposent au reste du monde. Le deuxième chapitre explore la notion de vide dans l’histoire des débuts scientifiques, les Grecs, bien sûr avec Démocrite, mais voilà qu’Aristote déclare que « la nature a horreur du vide ». Il faudra attendre près de 20 siècles pour que le vide redevienne un sujet sérieux avec les expérimentations de Torricelli et de Pascal. Ces deux penseurs (et quelques autres…) utilisent leurs fameuses colonnes de mercure dans des tubes de verre pour créer un vide physique démontrant enfin que la nature n’abhorre pas le vide. Dont acte ! Mais est-ce que l’espace, au-delà de notre planète, est totalement vide ? Dans un troisième chapitre, Trinh nous rappelle que les Grecs, Aristote en tête, avaient trouvé une réponse : « l’éther » qui plus léger que l’air, l’eau, la terre et le feu baignerait l’univers tout entier ; là aussi les « croyances » scientifiques sont longues à déboulonner et il faut attendre le XXe siècle pour qu’Einstein et sa théorie de la relativité jettent un sort à « l’ether » ; et puis la mécanique quantique décrit enfin le monde des atomes et des particules subatomiques qui offrent une nouvelle conception du vide. Ouf ! Mais c’est pas fini, dans un quatrième chapitre ça se complique encore avec le « principe d’incertitude de Heisenberg » et les particules virtuelles qui seraient du « vide-plein ».
On respire un peu avec le cinquième chapitre qui nous ramène à l’histoire de l’univers lié au vide par excellence ! Comment ce vide a-t-il pu être la cause du « bing-bang » il y a quelques milliards d’années? Et comment l’univers a-t-il décéléré pendant les 7 premiers milliards de son existence ? Mais le vide est-il responsable de son accélération depuis le huitième milliard d’années ? Aïe, aïe aïe, pas si simple !
Heureusement le dernier et sixième chapitre intitulé « Le Tao du vide » abandonne en partie les théories scientifiques « pur sucre » pour s’ouvrir aux réflexions des sciences humaines et sociales (SHS) en comparant la connaissance rationnelle du cosmos et la connaissance mystique orientale. Ah ! Les visions taoïstes et bouddhistes du monde le disent simplement, le vide est à l’origine de l’univers. Depuis, le Yin, le Yang et le Tao n’arrêtent pas de jouer ensemble. Le Tao, c’est la « voie » ou la « méthode », et l’univers est façonné par l’action dynamique et réciproque des deux forces polaires que sont le Yin et le Yang. L’une contient l’autre en germe et elles se succèdent de façon cyclique. Trinh convoque François Cheng, un de ses complices asiatiques pour enfoncer le clou : « Du Tao d’origine, conçu comme le vide suprême, émane l’Un qui est le souffle primordial, lequel engendre à son tour les deux souffles complémentaires Yin et Yang : ceux-ci par leur incessante interaction, engendre tous les êtres qui parviennent à faire naître entre eux l’harmonie grâce au souffle qu’est le Vide médian ». Celui-là, je vous en parlerai une autre fois car c’est encore une autre histoire.
Il faut bien conclure. L’ouvrage est écrit dans une langue personnelle et la démonstration réussie. Que ce soit à l’échelle du cosmos, avec le fameux « vide intersidéral », ou à celle de l’atome, l’existence et même l’omniprésence du vide est bien une évidence. Et vous l’aurez bien compris, la « fécondité du vide » pour les scientifiques rejoint en partie les intuitions des traditions taoïstes et bouddhistes, mais il ne faut pas mélanger les deux approches. Aux scientifiques de rechercher une unité totale dans l’univers et à chacun de nous de trouver une voie et peut-être une vie saine, paisible et heureuse. C’est pas gagné !
Pour des lectures un peu plus faciles, on peut conseiller le livre de Trinh de 2017 : « La nuit » (édition de l’Iconoclaste). L’auteur nous raconte son travail nocturne depuis l’observatoire de Mauna Kea, situé à 4000 mètres d’altitude dans le Pacifique sud, où il scrute le lointain, analyse les galaxies à la recherche des origines de l’univers. Mais, la tête dans les étoiles, il convoque aussi poètes et artistes avec citations et reproductions … Un récit où se mêlent la quête scientifique et les créations artistiques car la nuit est à la fois un temps de questionnement et d’émerveillement, le temps des peurs, du rêve et de l’amour…
Si vous venez nous voir à « La Sarrazine » de Lacanau, vous verrez les trois boules de verre dans le petit jardin Zen et encore les trois troncs de pins qui se regardent en plusieurs coins du terrain. N’y cherchez pas un message, pour nous c’est simplement beau dans le paysage et apporte une touche de culture dans la nature, mais chacun peut y voir ce qu’il veut ! Pour ma part, fini la lecture, c’est l’heure de la pétanque, si c’est en triplette, on joue avec deux boules, si c’est en doublette on joue avec trois. Je préfère la doublette comme je préfère pointer et caresser le cochonnet que de tirer et tout casser. Allez savoir pourquoi ? Les vagues océanes ne sont pas loin et attendent que le soleil tombe et disparaisse dans le vide lointain. Puis, place aux étoiles, j’en repère bien une douzaine dans le ciel mobile de la nuit, pour les planètes c’est plus difficile car elles n’arrêtent de bouger dans la plénitude du vide. Et demain sera un autre jour dans ce trop plein de l’été.
Si vous venez nous voir à « La Sarrazine » de Lacanau, vous verrez les trois boules de verre dans le petit jardin Zen et encore les trois troncs de pins qui se regardent en plusieurs coins du terrain. N’y cherchez pas un message, pour nous c’est simplement beau dans le paysage et apporte une touche de culture dans la nature, mais chacun peut y voir ce qu’il veut ! Pour ma part, fini la lecture, c’est l’heure de la pétanque, si c’est en triplette, on joue avec deux boules, si c’est en doublette on joue avec trois. Je préfère la doublette comme je préfère pointer et caresser le cochonnet que de tirer et tout casser. Allez savoir pourquoi ? Les vagues océanes ne sont pas loin et attendent que le soleil tombe et disparaisse dans le vide lointain. Puis, place aux étoiles, j’en repère bien une douzaine dans le ciel mobile de la nuit, pour les planètes c’est plus difficile car elles n’arrêtent de bouger dans la plénitude du vide. Et demain sera un autre jour dans ce trop plein de l’été.
J.P.A. le 11 août 2020
samedi 1 août 2020
La chevauchée fantastique
Un bonjour périgourdin au G10, et merci grand merci pour l’amitié gourmande et la chaleur de votre accueil !
Merci à Jean-Pierre pour ses jolies lignes sur mon métier de poète, et ma manière de le pratiquer… Pour vous en donner une idée plus précise, et en hommage à la ténacité cinéphilique (et civique) de Lucien et Christine, je vous joins deux trois pages de ce chantier en cours : la réécriture en vers de La Chevauchée fantastique de John Ford, film qui réveilla le genre western en 1939, et lia (pour longtemps) John Wayne à John Ford
Stagecoach la chevauchée fantastique
First : dissolve far west…
Où
où est-ce
l’ouest
est-ce l’ouest
l’ouest lointain ?…
C’est dans l’ouest lointain
une image fondue dans le temps…
Une diligence, stagecoach,
traverse l’aube et l’écran.
En ce temps des indiens…
Apaches, Cherokees, Cheyennes, Comanches,
Navajos, Sioux
sur le sentier de la guerre, les pistes caillouteuses,
le monument de la vallée apache.
L’image fond progressivement dans un ciel
au lever du jour une diligence
fonce et se fondant
premières lueurs déchirent la nuit…
Dissolve to the stagecoach crossing the screen…
Elle traverse l’aube et l’écran,
cette diligence,
ciel bas, trouée de lumière, fondu enchaîné.
Stagecoach franchit le lointain.
On n’entend pas encore la voix
qui presse et encourage les chevaux
la voix du cocher, l’acteur Andy Devine
arrivé à Hollywood à la fin du muet
sa voix éraillée, le grain de sa voix
bientôt crépite la chevauchée…
Dissolve denotes continuity
by gradual replacement of one shot
by another
C’est d’abord la musique qui envahit le paysage
masquant presque le monument de la vallée,
le lointain, le long, au galop,
passent les chevaux des soldats, les chevaux des Apaches,
ceux de la diligence, et les hommes aussi,
soldats, indiens, cocher…
Autour tout autour de la diligence, il y a
il y a
les indiens
autour tout autour de la diligence
il y a
des canyons
autour de la diligence
il y a
l’Arizona, il y a l’Utah
et il y a
des villes, il y a des saloons,
il y a du whisky
il y a des chercheurs d’or,
il y a un shérif
et des hors la loi
il y a des femmes, aussi
autour tout autour de la diligence
tout autour tout autour
il y a
des cowboys,
il y a des troupeaux
il y a des troupes, des soldats,
il y a des propriétaires
il y a des terres, l’éther
il y a des indiens
il y a des colons
et des immigrés
autour tout autour
il y a
il y a des Algonquins, des Hurons
il y a des iroquois,
des comanches et des navajos
il y a des cheyennes
il y a des cherokees
il y a des Sioux
il y a des Apaches autour
tout autour de la diligence
Et il y a il y a
des irlandais, des polonais
il y a des allemands, des russes
des scandinaves et des chinois
des italiens et des anglais
et il y a des français
autour
il y a il y a
il y a des américains
tout autour
autour de Stagecoach
tout autour tout autour
il y a Hollywood
il y a des dollars
il y a beaucoup de dollars
et il y a dans la diligence
un cocher, un fouet
un shérif et un hors la loi
il y a des passagers,
il y a des hommes
et des femmes, aussi
et il y a, tout autour, il y a
Boule de suif
il y a Maupassant
il y a Claire Trevor
et Mrs Mallow
et il y a
Géronimo
(…)
mercredi 29 juillet 2020
Le G10 est reparti
Après une petite interruption, trois ans quand même !, le G10 est bien reparti. Et nous avons, ce 27 juillet 2020, accueilli et admis à l’unanimité le chaînon manquant et voilà, le G10 non seulement renouvelé mais amélioré.
La poésie de Sylvie s’ajoute à la « foisonance » du groupe ! Attention cependant, la poésie de Sylvie, ce n’est pas rien, c’est du « poème expansé » ! Quesaco direz-vous ? C’est pourtant simple : vous prenez un poème très classique (pourquoi pas le Dormeur du val) vous le réécrivez vous « l’expansez » ( et ex-pensez…) et vous voilà embarqués en compagnie du texte original vers des îles inexplorées ! (jetez un œil sur Sylvie Néve par Google et vous aurez des surprises...)
Cette histoire du G10, c’est une histoire de rhizomes, de greffes et d’arborescences, mais la racine première, c’est Christian accompagné de Christiane et de Pierre ; une vieille histoire : on est en 1964-65, trois normaliens venus des Pyrénées et de Dordogne se retrouvent à l’EN de Bordeaux ; puis il y a un passage dans un collège de Coutras-les-Bains vers 1974, puis une balade en Avignon, parce que, bien que matheux, on peut aimer le théâtre, et puis c’est Bombannes, plutôt vers 1976, là ils sont déjà six (C et C, N et A, L et C) sans compter les petits. Mais voilà que C et C arrivent au collège de Créon où Nita est déjà là et où JP anime le chamboule tout chaque année lors de la kermesse de l’amicale laïque… Les années passent, toujours Bombannes pour les six and co et des rencontres au ski. Déjà 1999, Christian achète un voilier Lanaverre de 5,10 mètres et chaque été une balade sur de lac avec le passage des caps, et si le vent est là, destination Piqueyrot et Hourtin et cela jusque vers 2016… Il y a eu aussi Venise dans les années 2000, et les voyages Arts et Vie, 2011 l’Irlande, 2014 la Turquie, 2018 la Russie, soit à 4, soit à 8 mais jamais 10 ! Pour le G 10 complet, c’est 2014 à Chanterelle avec la soirée Chataignes-émotion, et la Dordogne chez Pierre. Mais souvent on n’est que 8 à Arveyre-mascaret 2014 ou à Cauteret l’hiver.
Et 2020, c’est reparti à Lacanau, les huîtres du Cap d’Alain, le pineau-maison de Pierre, les quiches de Christine, les chocolats de Christiane et les petits plats de Nita. Puis balades sous les pins, baignade dans les vagues océanes and so and so. Des mots savants, l’utopie, la dystopie, l’atopie et clin d’oeil à Schumpeter ; l’historicité et la géographicité, mais ça n’a pas marché ! Un petit tour avec Jérome Bosch et le Jardin des délices, surtout les détails du panneau central : tous ces hommes chevauchant de drôles d’animaux débridés qui tournent autour d’un petit lac où jouent des dames en tenues d’Eve, mais pourquoi ? Un poème de Jean Briat sur « l’oiseau messager du ciel, prince des voyelles et souverain des airs » ; un petit jeu de Catherine « Emotional intelligeance » : Why is this woman smeling ? Why does this man have his arms crossed ? (le jeu complet est sur le blog). Et puis une « larme sur la joue du temps » pour l’inconsolable Shah Tahan dans son Taj Mahal ; une pensée pour le nomade du désert : « Eloignez vos tentes et rapprochez vos coeurs » ; sans oublier, dixit Catherine : « celui qui a décidé de rire de lui-même n’a pas fini de s’amuser ».
Bref regardez souvent « notreg10.blogspot.com », vous y trouverez des souvenirs du temps qui passe, et notre webmaster Christian sera content surtout si vous lui envoyez des textes, des photos ou des vidéos !
JP pour tous
Jean Pierre nous a quitté
"Parlant de lui-même, il nous dit que jardiner est une façon d’affronter la peur de la mort : “Je veux qu’elle me prenne tout botté qu...
-
Habiter joyeusement des clairières sauvages vaut mieux que dépérir en ville. Dans le sixième volume de L'Homme et la Terre, le géo...
-
Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu, il trouva que c’était bien. Et c’était bien d’ailleurs. Mais le chat était ...
-
C’est parti ! Notre blog, notreG10.com, merci Pierre d’y réagir. Mais pourquoi pas d’autres ? Peut-être éviter les polémiques ou les duel...





