vendredi 14 août 2020

Nita conseille Anne-Marie GARAT

 Bienvenue aux échanges de livres entre amis du G10 !


Lectures estivales. « Pense à demain », d’Anne-Marie GARAT


C’est Christiane qui me parle d’un roman qu’elle vient de lire écrit par une « normalienne », comme elle le fut, en ces temps lointains de formation d’enseignants. Et qui me le propose car,dans ce roman, tout baigne dans ce Médoc que nous fréquentons : l’océan, les pins, les dunes, le sable, les villages...Vite lu, cette « Nuit Atlantique » de trois cents pages, malgré quelques réticences devant la longueur des phrases, mais que le récit fait à la première personne m’accroche tout de suite.


Et quel autre texte ? La bibliothèque voisine m’en propose un  où je me plonge, plus à l’aise volets clos que dans la fournaise d’août sous Covid 19 .

« Pense à demain », d’Anne-Marie GARAT, se présente comme un roman écrit sur cinq années et paru en 2010.

Il met en scène deux familles aux nombreux ascendants et descendants, augmentés de personnages rattachés, tous pris dans les évènements du XXème siècle, particulièrement ceux de la Deuxième guerre mondiale et de Mai 68. Avec eux, je traverse le siècle dernier, dans l’espace et dans le temps, au pas de charge.

Un arbre généalogique, ou ce qui lui ressemble, présente les relations entre les personnages, que j’ai pu confronter à un génosociogramme de ma composition devenu nécessaire au fil des pages...Peut-être aurais-je pu avancer plus vite dans ma lecture si j’avais pris le temps de feuilleter les dernières pages...Mais est-ce bien utile ? Faire soi-même ce travail de repérage permet de reprendre son souffle dans ce long voyage de 613 pages écrit menu en plus !


Des références historiques précises justifient les cinq années de recherches et d’écriture, de classement et reclassement pour adapter en 25 chapitres une chronologie resserrée dans le roman sur trois mois, de l’année 1963 selon l’auteure.Suivies d’un épilogue de 11 pages qui ont pu satisfaire une grande partie de ma curiosité.


Les thèmes sont nombreux, dont celui de la spoliation d’oeuvres d’art confisquées à des Juifs emmenés dans des camps.Mais pas seulement. Photographes, libraire, politiciens, notables et urbanistes, banquiers ; morales bourgeoises et jeunesses confrontées aux changements de société.


Anne-Marie GARAT nous fait le cadeau de ses réflexions personnelles surgies d’une large culture dans un style personnel où jamais on ne se perd malgré le souffle qui traverse ses phrases et nous entraîne au large de nous-mêmes.


Enfin, les dernières pages consacrées à un épilogue qui tient davantage du récit que du roman proprement dit, invite à réfléchir sur notre monde actuel et nous propose de visiter le cadre naturel du roman devenu en 2010 Le Centre d’Etudes Agronomiques du Mesnil, agrandi d’une ferme de 40 hectares et d’un petit restaurant propres à une visite dominicale.


Remarque : ce roman est le troisième d’une trilogie que l’auteure nous convie à lire : « Dans la main du diable » et « L’Enfant des Ténèbres » que j’irai  demander à la bibliothèque voisine.


Nita, le 13 août 2020


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