samedi 3 octobre 2015
mercredi 2 septembre 2015
Combattons la pression communautaire sans stigmatiser l'islam
Un texte paru dans Le Monde le samedi 29 août 2015.
https://drive.google.com/file/d/0B9uAZ8C4B-mCOUhEejZoZHVSdmc/view?usp=docslist_api
https://drive.google.com/file/d/0B9uAZ8C4B-mCOUhEejZoZHVSdmc/view?usp=docslist_api
mardi 9 juin 2015
mardi 28 avril 2015
Un texte de Pierre RABHI proposé par Jean-Pierre et une réaction
https://drive.google.com/file/d/0B9uAZ8C4B-mCTm9Fc1ZYaHhTa0U/view?usp=sharing
Une réaction
Une réaction
merci pour ton envoi. j'ai lu l'extrait que tu nous a envoyé. Je ne connais l'auteur que de nom, mais ce qu'il écrit et la manière dont il le fait, semble ressembler comme un frère à beaucoup d'autres de ce type, ce qui ne disqualifie pas pour autant son propos.Cela dit je voudrais souligner deux points : la critique su système d'enseignement, entre les mains d"une "caste" ( je suppose qu'il s'agit de nous) et la marchandisation du monde
1. PR semble penser comme beaucoup d'utopistes, puisque c'est un modèle radicalement alternatif qu'il propose,que la solution passe par l'éducation et sa révolution. En le lisant les souvenirs de l'Ecole Freinet me sont revenus. ou même des souvenirs de la GRCP ( Grande révolution culturelle prolétarienne, par son esprit anti-intellectualiste). Mais au delà de cela, ce que faisait remarquer Marx il y a bien longtemps est tjs valable. Les hommes sont bien les produits des circonstances historiques dans lesquelles ils se trouvent et de l'éducation qu'il recoivent, si l'on s'en tient ici à la seule éducation cette thèse oublie que , je cite Marx " que l'éducateur a besoin lui même d'être éduqué". Mais qui éduque l'éducateur? A mon avis c'est une illusion de penser que l'on peut commencer par l'éducation sans voir que celui-ci est produit par les circonstances historiques, des rapports de classes notamment, et des politiques délibérées comme les Lois Ferry ou la mise en place du système de démocratisation à partir des années 1960
2. PR insiste sur la marchandisation. n'ayant que des extraits on ne peut savoir ce qu'il dit par ailleurs, mais ici c'est du capitalisme qu'il s'agit. L'école des Trente glorieuses et l'Etat providence si décrié aujourd'hui ont résisté à la marchandisation. Si cela craque aujourd'hui, c'est parce que dans le cadre du capitalisme globalisé ce sont les grandes firmes multinationales et tout l'envahissement de l'espace public par les images et la publcité qui sont plus menaçants que quelques intégristes. Le nouveau cléricalisme c'est eux.
On en rediscutera peut-être, mais dans son localisme soit PR oublie le global, soit son modèle est implicitement GRCP. C'est d'ailleurs à mon avis l'un des impensés de l'écologisme radical. Si l'on estime que la survie humaine est gravement menacé, les solutions types marchand-fiscal ( droit à polluer, taxe carbone, normes) sont insuffisants de même que les repliements monastiques localisés. Il faut donc une dictature verte.
Désolé d'être un peu long.Amitiés, lucien
Désolé d'être un peu long.Amitiés, lucien
mardi 24 février 2015
La Minute Philosophique Du Mardi A La Piscine
Texte soumis par JPA
L'HOMME
EST-IL
ESPRIT
OU
MATIERE
Voilà
un débat qui
ne date pas
d'hier!
Entre
matérialistes
et idéalistes,
la sphère
des idées
et le
monde
sensible,
les avis
n'en
finissent
pas de
s'affronter
depuis
deux
mille cinq
cents ans.
Nous
n'avons
toujours
pas fini d'en
découdre avec ce dualisme,
le débat
continue!
Sans
oublier
nos racines grecques,
quelles réponses
la modernité
peut-elle
apporter à
ce problème
existentiel,
ontologique?
Par
Eugénie
Baylac
Ah
beau
sujet,
vaste
sujet
!
L'homme
se définit-il
uniquement
par
ses
données
biologiques,
son
corps
et
ce
qui
lui
arrive physiquement
dans
le
temps
qui
lui
est
imparti,
entre
la
naissance
et
la
mort?
Ou
bien
l'homme
eut-il
être
envisagé
autrement,
d'après
une
composante
de
l'esprit,
pris
et
compris
en
dehors
de
la
donnée
biologique,
selon
sa capacité
à raisonner,
et à exister
dans
ce
que
l'on
pourrait
appeler
l'immatériel,
et
que
certains
iront
jusqu'à
définir
par
la
notion
d'âme?
Dans
l'Antiquité,
Platon
identifiait
deux
sphères
dans
lesquelles
nous
évoluerions.
D'une
part,
il
y
aurait
le
monde
sensible
perçu
par nos
sens et
reflet
mensonger
de
la
réalité,
car les
sens
nous
trompent,
ils
nous
enivrent
et ne sont
pas
fiables
selon
lui.
D'autre
part,
on
trouverait
le
monde des
idées,
sphère
céleste
d'où
notre
âme serait
issue,
toujours
selon
lui,
et
qui
contiendrait
en
essence
la
matrice
de
toute
chose
existante,
ayant
existé
et
à
venir.
La
sphère
des
idées
serait
alors
supérieure
au
monde sensible
qui
ne
serait
qu'un jeu
d'apparences.
Pour que
les
idées,
c'est-à-dire
les
choses
de l'esprit,
(dont
notre
âme ferait
partie),
arrivent
dans
le
monde
sensible,
elles
subiraient
une
chute
et une dégradation,
(notre
naissance),
avant
de repartir
dans
les
sphères
célestes,
à noue
mort,
"C'est
le
mythe
de
Glaucos.
Ainsi,
pour
Platon,
il
existe
une
vie
de
l'homme
en tant qu'âme,
donc
en
tant
qu'esprit
dissociable
du
corps.
«
L'homme
est
un
ange
déchu
qui se
souvient
des
cieux
»,
nous
dit
Lamartine
exprimant
son
adhésion
à
une
telle
vision.
Notre
matière,
notre
corps
ne serait
alors
qu'une
voiture
dans
laquelle
nous
évoluerions,
plus
ou
moins
à l'aise
d'ailleurs
...
je
crois
qu'ils
ont
oublié
les
airbags
et les
rétroviseurs
chez
moi.
Bon
soit,
mais
pourquoi
pas
!
De
là
à évoquer
le
film Matrix,
il
n'y
a qu'un
pas.
Pourquoi
ne
pas
nous
percevoir
comme
dans
la
matrice,
et ne
pas
penser
que
nos
sens
nous
mentent,
que
tout
ce que
nous
percevons
comme
matière
n'est
en fait
qu'une
illusion
dont
nous
sommes
prisonniers?
À
ces
conceptions
poétiques,
réjouissantes
et amusantes
pour l'esprit,
mais
du
reste
plus
qu'incertaines,
les
neurosciences
répliquent
par
l'étude
tangible
de
notre
cerveau.
Par elles,
notre
cerveau
est
défini
comme
le
siège
de
notre
esprit,
et
donc
de
notre
être.
Nos
pensées,
nos
humeurs
semblent
n'être
faites
que
d'échanges
chimiques
et
électriques,
de
données
biologiques
simplement
ignorées
jusqu'alors.
Ce
n'est
pas
parce
que
nous
ne
percevons
pas
les
données
biologiques
à l'origine
de
nos
faits
et
gestes
et
de
nos
pensées
qu'elles
n'existent
pas.
Si
nous
avons
pu
penser
à
l'existence
d'une
composante
de
notre
être
dissociée
de
la
matière
et
appelée
l'esprit,
les
découvertes
modernes
lui
laissent
décidément
peu
de
place.
Le
matérialisme
semble
avoir
la part belle
et
gagner
à redéfinir
l'esprit,
non
pas
en
tant
qu'âme
dissociable
du
corps
et
existant
dans
l'immatériel,
mais
en
tant
que
donnée
biologique
provoquée
par
des
modifications
du
système
corporel.
Ainsi
l'homme
tend
à
être
uniquement
perçu
en
tant
que
matière,
puisque
tout
peut être
lu
en
elle.
Elle
est
tangible.
Qui
a déjà
perçu
un
esprit
en
dehors
de
toute
matérialité?
Alors
l'homme
en tant
qu'esprit
est-il
définitivement
un mythe
? Et si
la vraie
question
était
la suivante
: si les
signaux
électriques
et
chimiques,
que
nous
percevons
dans
notre
corps et
qui déterminent
ce que nous
appelons
l'esprit,
n'étaient
en réalité
pas
l'origine,
mais la
manifestation,
c'est-à-dire
la
conséquence
de
l'esprit?
Nous
voilà bien
embêtés
face au vertigineux
problème
de la poule
et de
l'œuf.
Qui
détermine
qui?
Question
ontologique,
qu'est-ce
que
l'Homme,
qu'est-ce
qu'être
Homme
? Dépassons
quelques
instants
le dualisme
qui nous
occupe et
prenons
le problème
par un
autre bout.
Attaquons-nous
à l'Homme,
en tant
que virtualité.
C'est-à-dire
en tant que
potentiel
dont l'humanité
est à
réaliser,
En effet,
si nous
n'étions
que pures
données
biologiques,
nous
serions
hommes par
nature
et non pas
par-culture,
nous n'aurions
pas besoin
d'être
éduqués
pour
devenir
ce que nous
sommes.
Vous n'auriez
même
pas besoin
de lire cet
article,
ni moi de
l'écrire,
tout
nous serait
si évident
que nous
n'aurions
pas besoin
d'en
parler.
Nous
serions
tout
simplement
animaux.
Tous
le disent,
à commencer
par
Érasme,
« On ne
naît pas
Homme, on
le devient.
» Le
cas
des enfants
sauvages
prouve que
nous ne
sommes
pas humains
par nature,
c'est-à-dire
par
notre
corps, mais
par culture,
par
un travail
de modelage
de
l'esprit.
Un travail
qui doit
cependant
être
fait jeune.
Claude
Levi Strauss
ayant recueilli
un enfant
sauvage,
et tenté
de le
faire accéder
au stade
humain
en
l'introduisant
dans la
civilisation,
nous montre
bien
que, s'il
est à
ses débuts
gratifié
de ses
efforts
par une
nette
progression
de
l'enfant,
il finit
par se
heurter
à une
limite.
L'enfant
qu'il a
recueilli
n'arrivera
jamais à parler.
Ce simple
fait
suppose
une
définition
de l'homme
qui ne
dépende
pas uniquement
de notre
caractère
biologique
et qui
montre
l'importance
de l'esprit
et de
son éducation
dans notre
définition
ontologique.
Concluons
provisoirement
notre
réflexion
sur
cette
phrase de
Baudelaire:
« ce qui
est créé par
l'esprit
est plus
vivant
que la
matière
». L'homme
est avant tout
un idéal
à réaliser.
::J
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