dimanche 31 juillet 2022

Jean Pierre nous a quitté

 "Parlant de lui-même, il nous dit que jardiner est une façon d’affronter la peur de la mort : “Je veux qu’elle me prenne tout botté quand je serai en train de travailler à mon jardin, qui ne sera pas terminé.” 

                                Montaigne

vendredi 13 août 2021

Chats et descendants

Ça paraît incroyable

https://www.dhnet.be/archive/un-couple-une-descendance-de-20-736-chatons-en-4-ans-51b81b69e4b0de6db99eb4df

mardi 1 juin 2021

Un texte pour ceux qui aiment.les chats

Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu,
il trouva que c’était bien. Et c’était bien d’ailleurs. Mais le chat était paresseux.
Il ne voulait rien faire. Alors plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa
l’homme. Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d’esclave
jusqu’à la fin des temps. Au chat, il avait donné l’indolence et la lucidité ;
à l’homme il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail.
L’homme s’en donna à cœur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une
civilisation basée sur l’invention, la production et la consommation intensive.
Civilisation qui n’avait en réalité qu’un seul but secret : offrir au chat le confort,
le gîte et le couvert.
C’est-à-dire que l’homme inventa des millions d’objets inutiles,
généralement absurdes, tout cela pour produire, parallèlement, les quelques
objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat
à cuire, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d’osier et aussi peut-
être la radio puisque les chats aiment la musique.
Mais de tout cela les hommes ne savent rien. À leurs souhaits. Bénis
soient-ils. Et ils croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des
mondes des chats.
JACQUES STERNBERG, Contes glacés.

jeudi 20 mai 2021

Un mail de Lucien et un article du Monde


Un article de Thomas Piketty dans le Monde du 16 mai  reprend le thème du revenu de base pour compléter la fusée à trois étages par l'emploi garanti et l'héritage universel. 
On en débat au moins depuis 1795 avec un opuscule de Thomas Paine. 
Il y a beaucoup de réticences dans l'opinion , notamment à propos du Revenu de base inconditionnel et  universel. A la fois parce que cela dissocie revenu et travail , mais n'est ce
 pas le cas de nombreuses consommations collectives et minimas de l'Etat providence, mais aussi parce que cela développe l'assistanat etc.  Pour l'Héritage le problème est encore plus bloqué.
On parle beaucoup de l'Assistanat mais peu de l'Héritanat, masqué par les discours sur la méritocratie et les talents. 
Il  y a toute une gamme de visions pour le Revenu de base qui vont des positions libertariennes de remplacement de l'Etat providence à des positions plus complémentaires avec celui -ci. D'autres questions importantes sont soulevées comme les modalités de financement, l'éligibilité etc..Bref une discussion politique et pas une solution miracle.
Le problème c'est qu'une bonne partie de la population est dans un état de précarisation et de perte de tout pouvoir de négociation. De plus cette situation les place dans un état  de soumission et d'arbitraire vis à vis des organismes sociaux qui contrôlent de nombreux aspects y compris de la vie privée (Il y a eu des résultats d'enquête assez édifiants sur les procédures des organismes du RSA et de la CAF dans de nombreux départements.)
L'économiste Milton Friedman, disait en défendant le principe de l' Impôt négatif que la meilleure façon de traiter les pauvres "c'est de les laisser tranquilles". .Non pas au sens  de détourner les yeux et de s'en laver les mains mais de cesser de les contrôler, de les suspecter et de les humilier. Or toutes procédures conditionnelles instaurent un contrôle pour de bonnes raisons sûrement mais avec des effets pervers considérables pour les populations concernées.
  Je ne partage certes pas les raisons que donne Friedman (qui par ailleurs est un très grand économiste en dépit des "Chicago boys") pour expliquer la situation des pauvres, en tant qu'individus. Parler de pauvres comme les libéraux c'est penser en termes d'individus responsables de leur situation : imprévoyants, fainéants, inadaptés au monde, c'est "blâmer la victime" comme disent les anglo saxons.  Parler de "pauvreté", c'est montrer qu'il y a des mécanismes plus généraux qui la produisent. Au sens où disait Rousseau s'il y a des pauvres c'est qu'il y a des riches, si l'on manque de pain dans les campagnes c'est qu'il y a du luxe dans les villes. C'est le débat entre nominalistes et réalistes.

On peut je pense sans difficultés transposer cette réflexion à l'évolution depuis une quarantaine d'années d'années au gagnants et aux perdants des réformes fiscales, de la mondialisation et de la libéralisation. Pensons au débat au moment des Gilets jaunes des Gilets jaunes entre les "Anywhere" et les " Somewhere"
L'inconditionnalité du revenu de base participe de cette émancipation qui évite la double trappe. Trappe à l'emploi ( être obligé de prendre le premier emploi venu aux conditions de l'employeur) et trappe au chômage ( travailler fait perdre de l'argent compte tenu de la fiscalité).
 
La chronique de Thomas Piketty dans le Monde du 16 mai










Jean Pierre nous a quitté

 "Parlant de lui-même, il nous dit que jardiner est une façon d’affronter la peur de la mort : “Je veux qu’elle me prenne tout botté qu...